« 2 mars 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 41], transcr. Cindy Justin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2842, page consultée le 27 janvier 2026.
Guernesey, 2 mars 1857, lundi soir 6 h ½
Telle est ma force. Je mène de front la restitus et la tapisserie avec [des
balanciers ?].
Voilà qui vous RIFFLE un peu l’homme fort, qu’en
dîtes-vous, non, mais qu’en dîtes-vous ? Notez que je n’ai pas mangé depuis
huit heures du matin et que je ne sais pas quand je dînerai, Suzanne s’étant attardée au savonnage un peu et
beaucoup au souvenir de l’irremplaçable Fouyou, sans compter que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit et que je
suis enrhumée comme une vieille porte qu’on n’a pas ouverte depuis quarante-trois ans,
ce qui ne m’empêche pas de triompher dans tous les arts d’agréments et LIBÉRAUX depuis
la flûte à bec jusqu’à la soupe à l’oignon, soit dit sans vous offenser. Il paraît
du
reste que l’arrivée du citoyen Vacquerie ne
change rien à votre méprisable conduite envers moi et que vous ne m’en laissez que
davantage à mon clou. Bien, très bien, continuez, vous m’intéressez, vous me charmez,
vous m’électrisez, vous [illis.], vous m’ébouriffez et même vous m’agacez, si je peux
m’exprimer ainsi.
Ah ! vilain monstre on vous en fichera des Samaritaines à
l’heure et à la course mais quand il fera chaud. En attendant je suis sans seconde
pour vous aimer [illis.].
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
